Critique haunting ground

Publié le novembre 29th, 2017 | par Stéphane Carpentier

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Critique rétro – Haunting Ground

Critique rétro – Haunting Ground Stéphane Carpentier

Summary: Un petit bijou pour tout fan d'horreur

4

Efficace


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Haunting Ground (Demento dans sa version originale japonaise) est un jeu vidéo «survival horror» à la troisième personne, avec caméra fixe, sortie en 2005 par Capcom. Il est exclusif au PlayStation 2.

À l’origine, le jeu était censé être le quatrième volet de la série Clock Tower. Nous avons droit ici à une suite spirituelle, puisque celle-ci utilise beaucoup des marques de commerce de cette dernière tout en établissant sa propre mythologie.

Le jeu raconte l’histoire de Fiona Belli, jeune femme de 18 ans qui se réveille dans le donjon sombre d’un immense château après un terrible accident de voiture. Elle se rend vite compte qu’elle n’y est pas en sécurité, car différents personnages inquiétants commencent à la poursuivre dans la noirceur des corridors. En examinant les mystères du château, elle se lie d’amitié avec Hewie, un chien berger blanc, qui la protégera dans cet environnement hostile. Pourquoi l’a-t-on enfermée? Va-t-elle survivre assez longtemps pour le découvrir?

La force de Haunting Ground réside avant tout dans le suspense et le sentiment de danger qu’il transmet au joueur. Fiona est un personnage fragile; ses moyens de défense sont extrêmement limités. Son endurance est basse, elle n’a ni fusil ni couteau, et ne trouve que quelques rares items pour ralentir ses ennemis, qui ne peuvent être tués qu’à des moments précis du scénario. Ceux-ci arrivent n’importe quand, n’importe où, et le joueur n’est averti que quelques secondes avant que l’assaillant n’entre dans la même pièce que lui.

Ces sentiments d’insécurités et de vulnérabilités intensifient l’angoisse et mettent les joueurs sur leurs gardes et ce, en tout temps.

Ne pouvant pas affronter ses ennemis de front, le joueur devra trouver de bonnes cachettes pour passer inaperçu; sous un lit, dans une armoire, etc. Il faut cependant faire attention de varier les abris et ne pas toujours se dissimuler au même endroit, sinon le poursuivant va découvrir la cachette et attaquer le personnage.

C’est d’ailleurs un aspect intéressant du jeu: le fait que les ennemis sont intelligents, entendent les bruits de pas, les déplacements d’objets et peuvent deviner où le personnage est planqué rajoute assurément un niveau de difficulté plus élevé et pousse le joueur à faire attention à ses actions.

Si le joueur entretient une bonne relation avec le chien (s’il le flatte, le remercie de son aide, lui donne de la nourriture, etc.) alors celui-ci sera un allié de force et attaquera les ennemis qui nous menacent, donnant la chance à notre protagoniste de fuir les lieux. Sinon, il n’écoutera pas les directives du joueur et rendra les choses encore plus difficiles.

Un autre aspect exaltant du jeu est que si Fiona se fait trop souvent frapper par ses ennemis, elle entrera en mode panique. Ce mode fait en sorte que le joueur perd pratiquement tout contrôle de son personnage. La manette se met à trembler, la visibilité devient extrêmement difficile et Fiona court frénétiquement sans savoir où elle va. Le joueur devra tant bien que mal tenter de limiter les dégâts pour ne pas foncer dans les murs ou tomber par terre, rendant ainsi le personnage vulnérable aux attaques, tout en essayant de mettre celui-ci en sécurité dans une cachette, loin des regards ennemis, pour pouvoir se calmer et se guérir.

Haunting Ground est un petit bijou pour tout fan d’horreur. L’histoire est très intéressante et nous plonge dans un mystère alchimique original, les graphiques sont très bons et les environnements variés, les puzzles sont difficiles, mais bien élaborés, la musique accompagne bien les scènes et les moments d’angoisses, les ennemis sont de plus en plus inquiétants (mention honorable à Daniella) et la menace est permanente. La rejouabilité est bonne; le jeu possède quatre fins différentes qui changeront selon vos actions.

Petit point négatif : parfois Hewie est très difficile à contrôler et ce, même si nous le traitons au mieux.

Haunting Ground est définitivement un jeu à essayer, du moment que vous pouvez le trouver et que vous n’ayez pas d’inconvénient à jouer quelque chose d’un petit peu plus «vintage».

L’esprit de SteFou divague fréquemment entre rêves et cauchemars, entre surréalisme et romantisme, entre ultra-violence et atmosphère.

Adorateur d’horreur depuis son tout jeune âge, il explore avec obsession toutes les facettes possibles de ce genre controversé.

C’est avec enthousiasme et bizzaritude qu’il se joint à l’équipe d’Horreur Gamer pour vous partager ses passions… et ses démences!!

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À propos de l'auteur

L’esprit de SteFou divague fréquemment entre rêves et cauchemars, entre surréalisme et romantisme, entre ultra-violence et atmosphère.

Adorateur d’horreur depuis son tout jeune âge, il explore avec obsession toutes les facettes possibles de ce genre controversé.

C’est avec enthousiasme et bizzaritude qu’il se joint à l’équipe d’Horreur Gamer pour vous partager ses passions… et ses démences!!



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